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Quelques-uns d'entre vous me demandent parfois comment je crée...

Cette nouvelle "page" répondra je l'espère à ceux ou celles qui se questionnent sur la démarche cérébrale de l'artiste : Pourquoi, comment, quand... De l'inspiration à l'idée, et de l'idée à la réalisation de l'oeuvre.
Le quotidien de l'artiste dans son état de créateur.

J'ai réfléchi à plusieurs possibilités, pour la structure de cette page, mais il m'a semblé plus "simple" de la construire sur le principe d'un "journal". D'où le nom...

A ceux et celles que cela intéressera, bonne lecture...








Mardi 24 novembre 2009

C'est bien gentil de tout séparer, la photo, la peinture et les petites créas, mais ça me donne plus de travail et ça m'oblige à fournir plus côté créa !
Résultat des courses d'ailleurs ? 
J'avoue que côté blogs et mise en page, je suis un peu perdue : D'un côté il me paraissait logique d'être plus claire et organisée, d'un autre, cela represente également quelques inconvénients. Je constate par le biais de mes outils "statistiques", tout le monde passe par "albertosi.com". Peu arrive directement sur "cabine36.com" et encore moins sur "le chat de la marquise.com" !
Cela me mine un peu, même si ça n'a rien de grave !
Peut-etre vais-je au final revenir à 2 blogs uniquement, ce qui serait assez bien je pense. Je devrais peut-être rassembler mes photos avec "cabine36"...
Certains penseront sans doute que là encore ça n'a aucune importance, que ce qui compte c'est le contenu lui-même, la création. Le bocal, qu'importe... NON. Tout est création et la forme du bocal, sa couleur etc,
tout m'est important.


Hormis ces "petits" problèmes", tout va bien. Mais j'ai encore du pain sur la planche si je veux aller jusqu'au bout de mon ménage "bloguesque". ça va venir... Le temps n'est pas extensible !
Je bouillonne... Mon cerveau part dans tous les sens créatifs et je n'attends qu'une chose, c'est de pouvoir me mettre au travail sans avoir à penser à autre chose que la créa pure. M'installer et prendre des pinceaux, des crayons, un tas de substances molles et de les applatir, de les torturer pour les rendre plus douces. Etrange. Des idées, j'en ai par centaines !!!!! Vivement janvier. Non, vivement décembre, les fêtes d'abord... Dans ma nouvelle et belle maison.
J'avoue que là, rien n'est facile. Ou alors c'est dans ma tête, ce qui est possible aussi ! J'ai plein de sensations, sentiments qui ne demandent qu'à être étalés sur une toile ou un papier quelconque, mais j'abandonne souvent ou je coupe court en pensant à tout le reste. L'art n'a t-il pas besoin de liberté "materielle" ? Sûrement. En ce moment, trop de choses à gérer en même temps. Là bas, je sais qu'une nouvelle vie va s'ouvrir à moi. Bien sur, les enfants me demandent de plus en plus de temps. Et la vie va certainement se compliquer aussi un peu, pour différentes raisons familliales, petit à petit. Mais rien d'anormal, rien d'insurmontable etc. La vie, tout court, avec les années qui passent pour tout le monde. Mais je sais que je vais être plus "libre" (encore dans ma tête !) dans ma campagne. Je ne suis pas une artiste torturée. Je n'ai aps besoin de drames et de douleurs pour créer, comme aiment à le croire certains, lorsqu'ils songent à l'art avec un grand A.

Créer, être un grand Artiste (je dis celà volontairement), ce n'est pas vivre dans la tourmente POUR être un martyr de la création. ça me fait rire jaune lorsque je vois des soit-disant "amateurs" éclairés s'éprendre d'art parce que l'artiste aimé vit dans un univers apparemment noir, destructeur, passionné... Faut-il être malheureux pour créer, faut-il vivre "mal" pour devenir intéressant ?
Longtemps je me suis posé des questions qui pouvaient ressembler à ça. Mais ça n'a pas de sens !
Je suis une mélancolique, une heureuse "malheureuse". ça existe. Mon mal-être, je ne l'ai jamais peint en noir. Je n'ai jamais déchiré de toile pour dire les choses... Le bonheur peut se dire en gris et la souffrance en rose. Tel est mon arc en ciel. Et que m'importe si personne ne le voit, ne le comprends ou ne s'y intéresse. De toute façon, je n'ai plus rien à attendre maintenant, pour vivre de ma création. C'est déjà une forme de chance. Et de maturité. Un début...

Là-bas, j'aurais la liberté (pourquoi excatement je ne sais pas) de faire excatement ce que j'ai envie de faire, autrement dit de créer. J'ai franchi une étape. Importante. Peut-etre parce que dans ce lieu chacun aura vraiment son espace, la possibilité d'être seul à plusieurs, parce que tout y est beau, clair, aéré, propre, ancien mais retappé... et que je m'y sens bien. Ce lieu me parle et me ressemble sans doute, quitte à faire rire et se moquer. On dit que les maisons reflètent leurs propriétaires ?  On a eu tous les 4 un coup de coeur : là-bas c'est spacieux, "vrai", "noble" dans la qualité des matériaux, charmant, original aussi mais fonctionnel, soigné, raffiné mais sans chichis. C'est une vraie belle maison, sans tralala. Pas de grand jardin, juste une petite cour entourée de grands murs qui sera notre petite bouffée d'oxygène, une cachette secrète vers le ciel.
Cette maison est une belle personne... c'est bizarre à dire mais je m'en fiche. Elle est simple en fait... Peut-être qu'elle ne me ressemble pas sur ce point mais que justement, elle m'apporte son aide en ça ? et c'est ce que je demande... La simplicité. Et c'est cette simplicité mêlée à cette beauté, cette qualité, fait que je sais que c'est là que je serai bien et que ma famille aussi.
C'est ELLE ma maison.

Alors j'attends de pouvoir être libre. De créer TOUT ce que je veux !!!!!!
Là-bas, je me ficherai de tout ce/ceux qui me blesse... Sauf de l'essentiel. Là-bas je serai en paix avec moi-même... Merci à mon mari surtout, pour avoir accepté de découvrir cet endroit puis de nous l'avoir "offert", et à mes enfants pour leur amour ce qu'ils sont.
Je n'ai qu'une hâte, c'est de pouvor tout barbouiller, avec toutes mes couleurs !!!!!!!!!

Vivement BOISEMONT !












Mercredi 3 JUIN 2009

Il fait à nouveau beau et chaud... ça c'est du scoop ! Bientot l'été et ses grandes vacances... Chaque été, comme pour beaucoup de gens je pense, c'est un peu la période du bilan, tout comme durant les fêtes de fin d'année et le traditionnel nouvel an. Tout ça pour dire en fait que je me retrouve en fait depuis un mois ou deux dans une espèce d'état méditatif et dubitatif. Des trucs en TIF quoi. D'ailleurs, mes tifs à moi ont un peu poussé et je préfère comme ça. Revenons aux "TIFS" de mon âme toujours tourmentée :
Lorsque l'on crée (est-ce la même chose pour la plupart des artistes ?) on se pose beaucoup de questions, sur le pourquoi, le comment. Evidemment, sur et pour chaque oeuvre créee mais aussi sur l'ensemble de son travail.

Pour ma part, je suis donc plongée une fois de plus dans toutes ces questions et j'en arrive à me demander si je suis réellement peintre.
Il est évident que mes années de graphisme ont considérablement influé sur ma façon de voir les choses. D'ordonner ou d'agencer tout ce qui peut être visuel. Je le ressens fortement aujourd'hui car je parviens à mieux "voir" objectivement je crois. Enfin si c'est possible... Ou tout au moins, j'arrive peut-être plus à reconnaitre les choses, à les "accepter", tout simplement. Et de ce fait, je regarde ma peinture et l'ensemble de mon travail comme une personne extérieure : Résultat ? Vois-je vraiment le travail d'un peintre ? Parfois oui bien sur, mais étant donné le rôle notoire de mon blog, j'utilise au quotidien le graphisme, la mise en page, une vision de l'espace au sens large, architecturale ou déco, appelez cela comme vous voulez. Et je ne le renie plus. Ce qui me posais sans doute problème auparavant...
Peintre oui... Mais aussi graphiste. Photographe aussi, dessinateur aussi.
D'ailleurs il y a peu, je repensais à mes candidatures de "jeunesse", à l'époque où on doit faire des choix de carrière : j'ai passé le concours de la chambre des métiers de la PHOTOGRAPHIE et souhaitais me diriger également vers la Fémis (anciennement l'IDHEC - école nationale des métiers du cinéma, pour être réalisateur). Autrement dit, une forte attirance pour l'IMAGE.
Alors avec le recul, dans les méandres de mes réfléxions perpetuelles, je mouline et remouline la purée artistique de mon cerveau créateur et j'en arrive à cette conclusion :
J'aime l'image. L'image au sens large. L'équilibre, l'harmonie. Et cette profonde attirance va réellement, si je veux être honnête, vers une image "généraliste". C'est peut-être pour cette raison que je ne parviens pas à me cantonner à une seule technique, à un seul traitement de cette image. J'ai les outils, plein d'outils, et l'idée de ne devoir en utiliser qu'un seul sur les 5 ou 6 par exemple me semble inssuportable : une prison, des barreaux. Je ne peux pas. Maintenant j'arrive à le comprendre et à le digérer.
En fait, je n'avais jamais repensé à ce que j'aimais et voulais vraiment, spontanément, quand j'étais plus jeune. Quand les influences ou les decisions n'ont pas encore suffisament fait basculé votre jugement ou ressenti.Non, c'est en quelque sorte une "re-naissance" professionnelle, ou une clarification importante : je suis une "faiseuse d'images", mais peut-être pas une "peintre" au sens traditionnel.

C'est comme "devoir" dire un sentiment avec des mots de colère, de peine ou d'embarras alors que l'on ressent de la joie.
La peinture, la photo ou le dessin ne sont que des "outils" pour faire naitre cette image et moi, je veux pouvoir adapter chaque outil, chaque technique à l'image que je veux créer. Voir les mixer.

Autre chose... Voilà que "l'illustration" (donc le dessin, ou la peinture "illustrative d'un texte") ne m'effrait plus telle que je la vivais. Désormais, je l'envisage naturellement et j'éprouve même de l'amusement. En revanche, je ne la conçois toujours pas en tant que travail d'illustration pour les textes d'un autre auteur. Je ne peux toujours pas me plier à illustrer ce que fais un "autre". Je veux être totalement libre de ma création. Ce qui signifie que je peux envisager maintenant de créer quelque chose dans une ligne plus illustrative. En fait, je préfère appeller ça du "dessin", un livre illustré... ça revient au même.

Bref, je "comprends" mieux ce que je ressens donc l'assume mieux. Par conséquent, je commence à être plus en accord avec moi-même sur un plan professionnel. Je ne suis peut-être pas plus peintre que graphiste ou dessinateur, ou encore photographe. Je suis seulement un créateur d'images. Maintenant, quel doit donc être mon statut officiel alors ?
Recherches en perspective !!!!

Valérie.













Lundi 18 MAI 2009

Non... Il doit y avoir une erreur ? Voilà deux mois que je n'ai rien écrit ici ????
Sans comprendre, je m'y mets : "Un dos tres" (l'obcession de ma fille...), et c'est parti !

Que fait une artiste pendant deux mois alors ?
Un peu de farniente ? Un peu de vacances ? Non. Rien de tout ça. Les enfants bien sûr, la maison, le travail, les amis, les "obligations" etc. P A S S I O N N A N T  non ?  Qu'est-ce que j'ai bien pu faire durant tout ce temps : Car lorsqu'on regarde mes toiles, on ne voit rien de bien nouveau, excepté peut-être deux tableaux bien avançés. En 2 mois, ça pourrait être meiux quand même... Bon...

J'avoue que mon ressenti face au monde de l'art ne s'arrange pas en vieillissant ! Pour un tas de raison que je vais tenter d'expliquer...
Depuis deux ou trois ans peut-être (c'est difficile à dire car ça vient petit à petit !), je vis un dilemme artistique ou... Comment exprimer ça ?
D'un côté j'ai toujours ce besoin permanent de créer, pour tout et tout le temps, et de l'autre, cette lucidité de plus en plus évidente face aux gens qui constituent cet univers. Lorsque je dis "gens", cela devrait pretter à rire car je n'en cottoie quasi plus. J'observe tout de loin... Pourquoi est-ce que j'accuse en quelque sorte ce monde créatif, ce système qui récompense 1 artiste pour 1000 qui travaillent avec acharnement ? Et d'où tiens-je ces chiffres ? De nul part. Simplement de mon "ressenti" encore lui... ce sentiment étrange et pesant qui me tourne autour à chaque année avalée.
Je fuis. Mais quoi ? les gens ? Les choses ? Je n'en sais rien. Il y a peu, j'accompagnais des élèves à Auvers pour une sortie "Impressioniste" et bien entendu "van Goghienne". Me voilà alors replongée dans la triste vie de Vincent aux cheveux roux. Sa mort...
Je vous rassure, je ne suis pa ne période dépressive ! Pas plus que d'habitude, pas moins non plus san doute (;-)))) mais tout va bien.
Seulement, je lis, je me ballade sur le net, j'écoute partout... Je regarde les expositions existantes.
Je n'ai ni envie de passer ma vie à courrir après la gloire, ni envie de jouer les "artistes maudits" ! Bien... De quoi me plains-je donc ?
Eh bien comme beaucoup d'entre nous sans doute, certainement de n'avoir aucun but réel, aucune vraie récompense, et peu ou pas d'existence professionnelle ou sociale. Je ne sais pas pour quoi et pour qui je travaille, je ne connais pas la valeur des heures passées à l'ouvrage. Je ne sais pas "quand" travailler, je ne sais pas pour quoi travailler. Vous me direz que personne ne le sais et que  beaucoup auraient une belle réponse : "On arrette de travailler et puis voilà" ! restons réalistes. Dans notre vie quotidienne, beaucoup savent grosso modo ce qu'ils font et pourquoi. Pas moi. Je ne me plains pas !!!! Ce n'est pas le motif de ce petit texte...
Pourquoi un artiste crée t-il au juste ?
Il me semble que l'unique réponse "de base" (à nuancer et enrichir bien sur) est celle-ci : L'artiste crée pour savoir ce qu'il vaut en tant qu'être humain ! Il crée pour "dire", pour faire apparaitre une beauté, pour crier parfois, pour être célèbre d'autres fois... Je ne sais pas pourquoi je peins. Je crois sûrement pour cette recherche esthétique, et inconsciemment pour comprendre, "savoir" qui je suis. Cela me pèse rien qu'à l'imaginer, mais c'est certainement proche de ça.
Parfois je n'ai plus envie...
Lorsque je regarde tous ces créateurs, musiciens, chanteurs, sculpteurs, danseurs etc, à l'égo ultra surdimensionné, j'en deviens dégoutée: Pourquoi ? Parce que je sais que la vérité n'est pas là ! Mais Quelle importance ? Si demain je me retrouvais moi-même dans la lumière artistique, deviendrais-je comme eux, oublierais-je un tas de chose, les gens m'aimeront-ils davantages ? Je ne crois pas. J'arborerai sûrement un air satisfait... Comme tous.
Ma phase actuelle est bien cell-ci : Comprendre pourquoi tel ou tel artiste a du succès et pas tous ces autres ! Et bien entendu, je ne comprends pas. Car il n'y a rien à comprendre !!! Et je ne plaisante pas. L'art, le marché de l'art est un monde parrallèle, pécunier, qui n'a strictement rien à voir avec l'essence même de ce qu'est la création ! Et cela, il me faut le digérer.Comment voulez-vous comprendre votre rôle de créateur la dedans ? Personnellement, je crée. Mais en permanence, l'idée de la valeur marchande rôde autour de ma création : qui pourrait acheter, combien, comment, où. je suis une paralysée de la création. Une paralysée de l'art.
Les gens m'emmerdent, ceux qui se prennent pour de grands artistes sur de "petits" salons, ceux qui ne sont rien et qui pensent le devenir très prochainement, ceux qui organisent et qui ne pensent qu'à l'image.

Si je peins, c'est sans doute comme une bonne partie des artistes, c'est pour dire quelque chose qu'on ne parviens pas à dire avec des môts. Surement se dire à soi-même, mais qu'importe ! L'artiste cherche à créer à l'extérieur le noyau qu'il a à l'intérieur afin de "montrer" au monde la beauté qu'il a en lui. Un peu comme des diamants ou d'autres pierres précieuses qu'il faudrait aller chercher à des kilomètres sous la roches et pour lesquels n'existent que les machines et la main de l'homme, MAIS au prix du temps. Un trésor ne se gagne pas facilement... L'artiste, le seul, le vrai, brillera seulement si quelqu'un se donne la peine d'aller le chercher là où il se trouve? Le diamant ne viendra pas de lui-même à la lumière du jour !!!!!

Alors je suis perdue... Bien, heureuse, mais perdue dans ma création... Oui, pour qui, pour quoi... Quand, sans doute jamais. Mais peu importe.  J'envoie des signaux comme un martien, et si je me réfère à l'avançée des recherches en la matière "ovniesque", je ne suis pas prette d'être "découverte" ! (j'en rigole toute seule, la preuve que je vais bien...) Alors cela deviens beaucoup plus simple de comprendre combien il est difficile pour un artiste de trouver sa place, sa raison de vivre professionnellement parlant.
Désormais (ça changera encore surement), je travaille pour mes enfants, mes petits enfants, mes arrières-petits-enfants ! Et mes brues que je detesterai (hi hi hi), pour mes gendre que je trouverai con...
de temps en temps, je pex tout de même me permettre d'etre grossière non ? ça défoule et personne m'entends.

Pas facile la création... Mais je mange, de dors, j'ai une maison et personne ne me tappe dessus ! Bon ok, j'ai mon mari qui..., aille, ouille,
 
  



TOUT VA BIEN !       













Mercredi 18 mars 2009

C'est encore une jolie journée ensolleillée... Avec tant de jardinage, d'ici peu, je mettrai en ligne mon magnifique amandier qui sera tout en fleurs !!! Et avec ce printemps précoce, les envies bucoliques vont se faire ressentir avec force, telle que je me connais...Je n'apprécie pas particulièrement les impressionnistes. Pour un tas de raisons. Mais, allez savoir pourquoi, depuis quelques semaines, j'ai des envies de peinture naturaliste, les jardins Anglais, les bois, les prairies, les bouquets. Voilà plusieurs fois que je me surprends à dire que cet été, je vais planter mon chevalet dans le jardin et peindre ce que je vois ! Suis-je malade, est-ce grave docteur ? N'ais-je plus d'imagination ? Le problème n'a rien à voir. J'ai, comme je ne cesse de le dire, un besoin ENORME de calme intérieur et la nature m'appaise... Ma peinture n'apparait pas aux yeux du spectateur comme sombre au premier abord, mais elle n'est pas aussi joyeuse qu'elle aimerait le faire croire. D'ailleurs Lydia, mon amie d'enfance, me l'a fait remarqué il y a peu... Une forme de tristesse qui lui pèse. Je suis assez contente de recevoir des critiques en tous genres car cela m'ouvre à ce que mon coeur et mon cerveau ne veulent pas voir. Ou dire. J'aimerais d'ailleurs que beaucoup plus de gens critiques mes oeuvres et me mettent l'accent sur certaines choses. En bien ou en mal, des sensations, des détails qui m'apporteraient une lumière différente. Artiste, on est souvent enfermé à l'intérieur de soi, respirant son propre oxygène recyclé éternellement, quitte à perdre un peu de richesse... Sincèrement, j'adorerai avoir plus de réaction en tous genres. Mais le temps manque aux gens, l'envie, le courage etc.
Et puis l'art semble tellement inutile ou accessoire à la plupart des être qu'ils ne jugent surement pas intéressant de donner leur avis sur une création.
De toutes façon, je ne fais pas un "travail" comme les autres, on me l'a sufisamment fait remarqué... Avec souvent des "toi, tu ne travailles pas". Puis on se corrige vite l'air embarrassé...
Si, je travaille. Tout le temps même. Cette solitude vient sûrement aussi de ce décalage de notion de "travail". De l'éducation artistique à l'école, au lyçée etc. L'art est un luxe, une chose hors norme que certain peuvent s'offrir et que d'autres se contentent d'admirer au musée. Quand à l'immense majorité de la population, l'artiste n'est autre qu'une personne farfelue, dans les nuages, qui ne peut se socialiser comme les autres. L'artiste amuse parfois, on se flatte aussi de le connaitre en société, mais redevient invisible dans la vie quotidienne. Il ne fait pas partie de la vie "normale".
Alors je m'efface... Je vis en décalage, discrètement dans ma bulle puisqu'on aime à m'y laisser. Et puis peu m'importe aujourd'hui. Que je ne sois rien ou si peu aux yeux de la société a quelle importance ? L'essentiel pour moi a toujours été l'extrême délicatesse de la poésie, l'invisible justement, la magie et finalement, tout ce qui ne peu vraiment être vu selon les normes établies. Alors victoire, je vais continuer de peindre l'inutile puisqu'il est beau à mon coeur... Et des fleurs aussi, des couleurs, de l'or, de la lumière, du vert, la vie qui pousse.
Les bébés que je n'ai pas eu après Constance et Louis, la difficultés à être mère, je le transpose sûrement inconsciemment dans cette force cosmique de la nature : créer, et créer en plus ce qui nait, ce qui pousse de la terre, c'est fantastique. D'une nature mélancolique et sombre, j'étale pourtant ma force de vie contradictoire. Je suis née pour faire naitre. Mais l'étrange infertilité de mon corps fertilise comme un sablier peu soucieux des lois de l'apesanteur, mon cerveau mystérieux. Et je crée, encore et encore comme une boulimie de naissances...
Mon corps est-il sec de l'immensité fertile de mon cerveau ou est-ce mon cerveau qui devient réservoir germinatif de ce corps à moitié mort ?

Il fait beau, la magicienne a planté tout ce qui étais à planter. Je peux maintenant me reposer et regarder ce qui jaillira de la terre et de mes mains.
Nous sommes mercredi et je vais m'occupper de mes amours...














Samedi 7 mars 2009

Bon... Le samedi, c'est un peu la phase "bilan" de la semaine ici. Je me pose - sans me poser - et je mets à plat tout ce que j'ai fait... Résultat ? Rien de ce que j'aurais voulu ! Grrrrrrrrrrr. J'aurais aimé toucher mes pinceaux et créer de nouvelles toiles, finir les deux autres qui commencent à me tapper sur le système à force de les voir comme ça et au final, ben rien de tout ça. Mes pinceaux, je ne les ai approché que pour en laver quelques-un oubliés.
Je suis de mauvais poil... Comme eux.
Du coup mon blog n'avance même pas ! Mon rêve ? Qu'on me fiche la paix, que je sois seule, complètement seule au monde, dans mes bois ou sur mon ile, et que personne vienne me dire qu'il a faim, qu'il a plus rien à se mettre, qu'il attends mes toiles, que mon blog avance pas, que l'école c'est nul, que je dois appeller la mutuelle pour les dents, qu'il faut que j'aille faire une radio (et pas plutot l'écouter !) et patati et patata.
Je veux n'entendre que les petits oiseaux, l'eau, le silence, être en dehors du monde, regarder mes chats, savoir que mes enfants vont bien, peindre comme je veux et QUAND je veux, manger et jardiner. C'est compliquer ça ?????????

Je suis toujours Asie. Oui c'est une maladie. Mais je ne veux pas prendre de médicaments... J'ai fait une radio des poumons, ben y'a bien des branches partout, des petites ramifications par-ci par là, et de jolis Bonsais dans le fond. Bref, tout est ok. Le coeur ? Ben les mêmes symptôme, rares palpitations et calme plat général. C'est zenifiant... Parfait. Il parait que c'est mort mais je m'en fiche. Moi, ça me fait du bien tout ce calme.
Au niveau du tronc, c'est limite : structure solide encore mais quelques fissures sont apparues. Rien d'alarmant pour l'instant. Ils disent à "surveiller". Ils disent que "l'Asie" ne se soigne pas vraiment... En général ça amplifie avec l'age. Bon, ben alors je vais me faire une raison. J'espère seulement que je ne vais pas devenir toute rouge et que mes yeux ne vont pas se brider au point de ne plus rien voir, car côté vision, il commence à y avoir de sacrées séquelles : flou artistique, difficultés de mise au point et petites lettres, moyen moyen. Et si je ne voyais plus, un jour ? Comment pourrais-je peindre ?
Dans mon atelier, j'ai posé deux nouveaux Bonsais. ça me fait un bien fou. Rien qu'à les regarder, je redescends d'un cran. Il faut encore que je remonte des galets et peut-être un peu de bois encore... Un peu d'eau pure aussi.
Tout ça pour quoi au fait ? Bizarement, pas l'envie particulière de peindre l'Asie. Cette maladie, elle est à moi, en moi, pour moi. Ma boisson quoi... Maintenant, ce qui va en ressortir au niveau créatif, je n'en sais rien. Cela donne toujours quelque chose de coloré, ça, ça ne bougera je crois jamais !
L'immobilité. Je regarde mes Bonsais... Ils "posent" tout, autour de moi... Qu'est-ce que c'est bien pour quelqu'un d'aérien et de mouvant comme moi, qui est incapable de s'ancrer dans le sol. C'est peut-etre pour ça que j'aime tant le jardinage, la nature : Cela me permets peut-être (surement) de toucher la terre, de regarder vers le bas comme pour mieux me retenir ici... Et puis malgré tout je suis équilibrée, très feng shui dans ma façon de structurer mon environement, donc ma vie quotidienne. TVB.













Lundi 2 mars 2009


Retour à l'atelier après 15 jours très peu productifs... Avec les enfants à la maison et les activités "vacances", difficile de trouver le temps !
Hop, c'est reparti....
Un tas de choses à faire et des expos qui vont arriver très vite en fait. De plus, beaucoup d'obligations parrallèles banales qui plombent mon emploi du temps et qui me pèsent : Du "normal" en fait, mais moi qui ai besoin de calme et de régularité, cela ne me plait pas. Donc période chargée en vue... Il faudra faire avec.
Pour commencer, je dois absolument terminer mon "jardin d'Asie"...  Je ne m'attendais pas excatement à ça. Au niveau du rendu... J'ai beau chercher, analyser, je ne comprends pas ce qui ne va pas comme je le ressentais au début.




Vendredi 6 février 2009

Début d'une nouvelle toile "asiatique". Un format complètement allongé, "paysage", de même dimensions que le "porte-conteneurs" que je viens de réaliser.
Je recherche la paix, la zenitude : il va donc me falloir de la végétation, de la pierre, de l'eau, de l'air. Comment apporter cette "immobilité", cette beauté statique et apaisante ? Je veux le silence, la stabilité, l'harmonie. Je vais bien entendu utiliser ma palette de couleur habituelle... Je travaille habituellement avec deux "gammes" de mon cru : les tonalités douces et celles plus fortes, plus présentes.
Pour ce tableau, j'ai besoin de douceur. Donc, couleurs fraiches et calmes. C'est à dire ? Eh bien mes verts (je ne peux pas m'en passer), des roses tendres et joyeux, du gris minéral, un camaïeu de turquoises clairs. Bizarement, il n'y aura aucun rouge japonais pour cette toile. Il me faut du repos et le rouge est bien trop fort, vif dans sa symbolique, trop énergétique.
Une toile à l'horizontal pour une vision zen, mon repos exotique et solitaire. Ma bulle de bien-être fantaisiste.

Je suis fatiguée, j'en ai ras le bol des cons et des parasites... Fini de faire du social au mauvais sens du terme. Le vrai "social", il est dans mon coeur et dans mes actes de tous les jours. C'est celui qui ne se commande pas et qui est sincère et spontané. Il a toujours été là en moi. Mais je ne veux plus perdre mon temps (précieux je m'en apperçois depuis peu) avec ces personnes  égoistes, vaniteuses, dominatrices, impolies et j'en passe. JE NE SUPPORTE PLUS.
Ma peinture a murie. Elle s'est recentrée. Elle est je crois plus dense, plus riche... C'est sans doute aprce que je "donne" moins dans le vent et que je m'habite plus. Oui, je me recentre. A 40 ans, il serait temps ! Mon coeur est ouvert, à l'écoute et j'ouvre mes bras, mes mains à la vérité et au nécéssiteux. Le vrai. Celui qui ne demande rien, celui qui se bat en silence (parfois), le pudique et humble. Le fragile aussi.
Bon... Ce soir je suis énervée... et fatiguée de l'incorrection humaine. Et de la bêtise.
Plus le temps passe, plus je veux peindre. Ce que j'ai à donner ne doit plus passer dans le vent. C'est comme si depuis deux ans environ, je passais le peu d'essence qu'il me reste dans une passoire. Ne ressort qu'un nectar, pas significatif de qualité, mais plutot de densité.
Cette toile "jardin d'Asie" (le nom restera à confirmer) sera mon petit coin de repos, joyeux et calme à la fois. Un petit jardin d'Eden exotique. Etrange et reposant.



Explication au sujet de la toile "le couple" :

Voilà ce que m'a écrit mon amie L.L. sur ce tableau, il y a deux jours :

"Mais quand je suis confrontée à un tableau comme celui du couple, je suis très très très troublée :  je suis à la fois triste et j'ai mal. Je pense à toi et à Jean-Mi... à ton image du couple en général et je cherche ce que tu veux dire... Ils sont seuls et unis, figés et souples, tristes et ensembles, déséquilibrés et eux-mêmes,  chacun est deux et unique à la fois. J'ai mal parce que c'est sombre sans être noir ! "

Et je réponds donc ceci :
Il ne s'agit pas de JM et moi. Voici comment ce tableau est né...
Il y a peu de temps, une copine m'annonce, la voix tremblante, le départ de son mari. Leur douloureuse séparation, innatendue et incompréhenssible. Enfin, rien n'est incompréhenssible dans un couple, mais je ne m'attendais pas à celà. Personne n'avait imaginé ça d'eux... Ma copine, les larmes dans la voix, me donne les détails... Cette histoire, qui se déroule maintenant depuis 3 mois et demi, m'a attristé une fois de plus... Le gâchi, les blessures, la destruction, le mensonge, la dualité, la vie de couple, les années, le temps qui passe, le désir, l'ambivalence, l'amour.
Cette fois, peut-etre parce que j'étais reparti dans une actvité créatrice réelle, j'ai ressenti le besoin de "photographier" le "couple", au sens large du terme. Pas eux, mais le "couple" dans toute sa complexité. Je suis "un" et "double" à la fois. Je t'aime et te deteste. Je veux rester et je ne veux plus. Où en est-on ? Partir, revenir...
Ce tableau est une vision ponctuelle et personnelle de ce qu'est un couple. Comme le dis mon amie L.L., "J'ai mal parce que c'est sombre sans être noir ! ".
Je crois que c'est peut-être aussi ce qui caractérise ma peinture : une première impression de gaité, souvent, d'insouciance ou de légèreté de l'enfance, avec derrière une gavité, une douleur, une tristesse... Je crois que l'on peut "dire" la douleur sans la peindre de noir et de traits torturés.
Mes couleurs sont ici assez douces et fraiches, joyeuses encore une fois, mais, se cache derrière une histoire, des sentiments, des choses antagonistes et parfois tristes. La vie est compliquée, et l'amour l'est tout autant.
Ce tableau est l'histoire de ce couple comme plein d'autres.





Explication au sujet de la toile "le porte-conteneurs" :

J'aime les bateaux. Pas les voiliers ou les jolis bateaux de plaisance, mais plutot les gros bateaux de marchandises, les coques abimées, rouillées, les navires qui ont vécu, les épaves... Les bateaux qui ont une réelle histoire, ceux qui racontent la vie avec tout le négatif et le positif... Pour moi par exemple, un voilier ne "raconte" rien ou pas assez... Il est le symbole du superficiel, des vacances, du "rien faire" etc. Moi j'aime le tourment, le passé, l'avenir, ce qui bouge, ce qui est étrange, fort, qui avance... Un bateau qui sert à quelque chose en fait.

Il y a quelques années, un film parlait de l'univers des marins, en Irlande je crois... (je ne me souviens plus du nom pour l'instant) A la base une histoire d'amour qui fini mal, mais qui m'a marqué pour certaine scènes dures sur le monde de la marine marchande au sens large. Violence...
De la même manière, le monde très mysterieux et fermé des plateformes pétrolières en mer du nord par exemple, me fascine. Dans mon inconscient, cette image évoque une forme de peur, d'attirance en même temps, mais de violence, de masculin dominateur et de froid. De nuit, de brouillard etc.
Comme les océans et leur monde gigantesque et profond, les bateaux restent un sujet de predilection pour moi car porteur de mystère très fort. En même temps, je ne me vois pas traitant ce sujet de manière traditionnelle. Car ce qui m'interesse, c'est justement toute la partie incconue, la symbolique, l'imaginaire...
Ce qui est paradoxal, c'est que l'eau par essence est féminine, et la marine, au sens très large, masculine !
















Dimanche 8 février 2009

Pas le temps de travailler à ma peinture ce week-end... A regrets, car je suis lançée et je sais bien qu'il ne faut surtout pas que je connaisse de rupture dans le rythme, sinon...

J'ai commençé mon "jardin d'Asie" et j'ai hâte de le poursuivre. Passionnée de Feng-Shui, ce tableau se doit d'être le reflet de cet art de vivre asiatique. Je crois qu'il sera particulièrement agréable et reposant. A suivre...

En parrallèle (car j'ai remarqué avoir besoin de plusieurs toiles commençées en même temps) je vais terminer deux toutes petites sur bois, avec des chats...
Je crois aussi que les prochaines, dont il faut que je commence les croquis dès demain, auront un lien avec les plantes. J'ai ressenti du plaisir en peignant de manière "libre", instinctive, sur mes toiles récentes. Et je veux poursuivre dans ce sens.
Je crois que c'est lié à l'age (ce que j'expliquais plus haut) et que ma façon d'appréhender une nouvelle oeuvre devient plus spontanée et sans souffrance. Désormais, je me fais plaisir : Je peins, sans me poser de questions techniques ou autres.
Comme d'habitude  je veux obtenir une "sensation" surtout, au final, maintenant, peu importe comment j'y parviens. Je ressens le besoin d'un fouilli végétal, lumineux, et je ne sais comment le concevoir. Je m'y pencherai demain... Je vais également revenir sur l'univers de la mer...





J'ai remarqué récemment que dans beaucoup de mes tableaux figurait une sorte de "carrelage" multicolore... Parfois flou, parfois plus précis et délimité. Je ne sais pas ce que cela signifie à vrai dire. J'en ai besoin. Je ressens une forme de densité et de richesse intérieure, une complexité aussi. Le principe du damier m'a toujours attiré : Etudiante, j'étais déjà fasciné par Twin peaks et le sol en damier noir et blanc... Dans beaucoup de contes fantastiques "Alice au pays des merveilles", chez Tim Burton etc, on retrouve ce motif... Chez Escher évidemment, et bien d'autres. Pour moi, il me semble que ça représente quelque chose de mystérieux (encore !!!), d'étrange et d'incontrolable... Une géométrie destabilisante et perturbante : un effet optique... Une forme de folie... Enfin, une ligne...
La couleur, pour toutes les formes de vies sans doutes. Froides, chaudes, douces, fortes...


















Mercredi 11 février 2009

Le mercredi, rarement le temps de peindre. Les enfants d'abord !!!! Alors c'est plutot "jour de réfléxion" petits bouts par petits bouts... Le méga zapping, les flashs en diaporama dans ma caboche fatiguée !
En préparant un dossier pour une expo, je viens encore de m'appercevoir qu'il y a souvent des bateaux dans mes tableaux... Bes barques, des voiliers (eh oui, quand même), des cargos etc. En photo aussi (c'est vraiment une obcession inconsciente !!!), je retrouve des hublots, de la tole de cargo etc. Une amie vient de m'écrire en me disant que je regardais trop "Thalassa" le vendredi... ;-)))). Ben même pas forçément, mais il est vrai que chaque fois que je tombe dessus, je suis fascinée... Surtout par les sujets qui concerne les bateaux de pêche et ceux sur les gros navires marchands. Les plateformes pétrolières aussi, comme je le disais plus haut.
Le carré et le rond font partie de mon univers pictural, presque de manière systématique. Vous retrouverez souvent des petits carrés... A l'époque, quand j'ai commençé à peindre professionnellement, j'appellait ça mon "petit train" car cela me faisait penser à une locomotive avec ses wagons. ça m'est resté, même si aujourd'hui les petits carrés s'intègrent différemment dans la toile... Le carré, je suppose que pour moi, c'est la stabilité, la perfection dans son masculin et l'harmonie.
Le cercle, la sphère, presque partout présentes, c'est au contraire la féminité absolue. La rondeur, la douceur, l'essence même de ce qu'est une femme. C'est la terre, les planètes, l'univers (dans ma tête), le ventre fécondé, les seins féminins, les courbes des cheveux et du corps, les méandres et remous de l'eau dans tous ses états.
Ma peinture est une peinture ultra féminine dans sa symbolique je crois.
Je m'arreterai là pour ce soir...












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