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Ces magnifiques photos sont extraites du livre
"mes métamorphoses - Jean MARAIS"

Editions de la Martinière.
















Introduction


La poésie de l’invisible

 

 

Ne pas trouver ce que l’on cherche… Quelle cruelle douleur.

L’art est-il le seul moyen d’approcher cet objet invisible ? En tous les cas, il est certainement mon seul espoir…

La terre ne me l’offre pas. La vie ne me le montre pas. J’ai désormais la sensation qu’il me faudra attendre longtemps encore avant de toucher du bout du doigt la lumière qui me ressemble. Là est sans doute le chemin commun de tout être vivant. L’espoir, l’attente, l’amour, le constat, la blessure, puis l’atroce déception, le vide et ce néant gris qui vous raidit dans un insipide goût de rien du tout. On laisse alors les multiples questions pour une ultime interrogation :  Comment… Il n’y a plus de « quand », il n’y a plus de « pourquoi ». Juste le « comment » d’un dernier souffle qui permettrait de trouver enfin le son parfait d’un écho attendu.

Beaucoup n’y parviendront sans doute jamais. Alors ni une ni deux, comme un enfant qui de sa ruse spontanée explore, je me lance dans cette invisible chasse au trésor…

Tic tac tim, j’essaye sur la pointe des pieds l’outil des sens inversés.

L’artiste a ce langage que nul autre ne connaît. Le gilet de sauvetage…

J’ai de l’espoir, j’ai de l’espoir !


V. Albertosi.













Petits voyages au pays des étoiles invisibles...


















Premier voyage :

Jean COCTEAU








De l'autre côté du miroir... Orphée ou la perfection.


Le mythe d'Orphée et Eurydice :

Dans une région de Grèce appelée la Thrace vivait, il y a très longtemps, un fameux aède : Orphée.  Ils'accompagnait avec une lyre et chantait si merveilleusement que personne ne pouvait résister à sa musique.  Les oiseaux eux-mêmes l'écoutaient en silence et les animaux quittaient la forêt pour le suivre.  Le loup trottait à côté de l'agneau, le renard suivait le lièvre, sans qu'aucun animal cherchât querelle à un autre.  Même les serpents quittaient leurs trous et les pierres s'écartaient pour faire un chemin devant Orphée.  Ses chansons arrêtaient le cours des rivières et les poissons sortaient de l'eau pour l'écouter.p>     Les hommes riaient ou pleuraient, selon que son chant était gai ou triste.  Ils oubliaient tous leurs soucis.  Les dieux, attirés eux aussi par la voix d'Orphée, se rendaient en suivant la Voie Lactée aux endroits où il chantait.

De même les naïades quittèrent les vagues dès qu'elles entendirent les sons mélodieux.  Orphée tomba amoureux de l'une d'elles, l'emmena avec lui et l'épousa.  La nymphe Eurydice était aussi jolie que ses chansons et pendant quelque temps ils vécurent très heureux.  Un jour, Orphée dut s'absenter et Eurydice resta seule.  Dans sa solitude lui vint la nostalgie des prairies vertes et douces où murmuraient les rivières et les sources.  Là-bas dans les eaux scintillantes, vivaient ses sœurs les naïades.  Eurydice pensait souvent à elles; aussi décida-t-elle de leur rendre visite.  Elle partit en courant de chez elle, tant elle était pressée de les surprendre.  Elle se hâtait par les raccourcis quand, soudain, elle ressentit une douleur aiguë au pied, qui inonda bientôt tout son corps.  A terre, elle aperçut un serpent venimeux qui rampait dans l'herbe.  Elle tomba évanouie dans l'herbe.  La morsure était mortelle, son cœur cessa de battre.  Eurydice était morte, et ni les pleurs de ses sœurs, ni le désespoir d'Orphée, qui était accouru, ne purent la ramener à la vie.

Orphée enterra Eurydice, et, avec elle, toutes ses chansons gaies.  Tristement il erra par le monde, et ceux qui écoutaient ses nouvelles paroles avaient le visage ruisselant de larmes.  Les feuilles des arbres soupiraient et les bêtes sauvages, les yeux humides, sortaient des profondeurs des forêts.

Orphée ne trouva la paix nulle part sur terre: il ne cessait de penser à Eurydice et à la joie qu'il avait perdue.  Le temps n'adoucissait pas sa peine.  Aussi, après sa longue marche, il décida de descendre sous terre, dans le monde inférieur où s'étendait l'ombre de la mort.  Le dieu Hadès et sa femme Perséphone gouvernaient ce royaume des âmes des défunts.  Orphée voulait convaincre les dieux des Enfers de lui rendre son Eurydice, de lui permettre d'enfreindre la loi de la mort en a laissant revivre sur terre. Il marcha vers l'Ouest, car c'était là que se trouvait, cachée sous de noirs rochers, l'entrée du royaume.  Il s'avançait inlassablement, mais, ne trouvant rien, crut avoir perdu son chemin et se mit à chanter tristement son amour pour Eurydice.

Les arbres eux-mêmes furent émus - ils lui montrèrent le chemin avec leurs branches et l'herbe, saisie de pitié, courba ses brins dans la direction du monde des ténèbres.
Enfin, Orphée vit une rangée de cyprès immobiles et un amoncellement de noirs rochers disparaissant presque dans un épais brouillard gris.  Il pénétra dans ce nuage de mort.  Soudain, trois paires d'yeux flamboyants scintillèrent devant lui et un aboiement sauvage retentit.  C'était Cerbère, le chien à trois têtes, l'effrayant gardiendes portes du royaume, capable de reconnaître l'odeur des vivants.  Orphée se mit à chanter et les trois gueules ensanglantées se turent.  Le gigantesque chien se coucha et laissa passer Orphée.  Tout en chantant, celui-ci descendit un sentier escarpé, évitant les endroits d'où jaillissaient des flammes, bien qu'en l'entendant les flammes elles-mêmes se soient raidies et aient perdu de leur éclat.

L'intrépide voyageur se joignit à la foule silencieuse des ombres qui se pressaient sur les rives du Styx. Bientôt apparut la barque menée par le vieux Charon pour faire traverser le fleuve aux silhouettes grises.  Orphée sauta à leur suite dans le bateau, mais Charon l'aperçut et refusa de l'emmener sur l'autre rive.  Le malheureux Orphée se mit à chanter et fit pleurer le vieux nocher qui ne put se résoudre à l'abandonner.  La barque fit la traversée et les âmes des morts allèrent se faire juger.  Orphée, lui, partit à la recherche du roi du monde des profondeurs. Il traversa une prairie hantée par les ombres de ceux qui, durant leur vie, n'avaient été ni bons ni mauvais; il vit la région bénie des champs Elysées où se réjouissaient les âmes des hommes de bien, et il finit par arriver dans le lugubre Tartare.  Les morts s'y repentaient de leurs mauvaises actions dans la souffrance et la torture.  Sur le passage d'Orphée, la douleur disparaissait au son de sa voix.  Les âmes tourmentées oubliaient leur peine en écoutant son chant.  L'ombre du roi Tantale ne pensait plus à l'éternelle faim et à l'éternelle soif auxquelles les dieux l'avaient condamné.  Celle de Sisyphe se reposait un moment de son vain travail, qui était de pousser un rocher au sommet d'une colline pour le voir ensuite dévaler la pente... et recommencer éternellement.

Au milieu de ce royaume, assis sur un trône noir, on pouvait voir le roi du monde souterrain, l'impitoyable Hadès. Ses cheveux noirs tombaient sur son front et ses yeux froids brillaient dans sa figure blanche.  Perséphone était à ses côtés, sa face blanche émergeant d'un vêtement noir, telle la lune pâle qui apparaît derrière un nuage.  Cette vision fit trembler Orphée, mais son amour fut plus fort que sa peur et il se mit à chanter devant les souverains.
Il raconta son amour pour Eurydice et la mort qui l'avait fauchée en pleine jeunesse; il dit sa peine et son immense chagrin, puis supplia les dieux de lui rendre sa femme.  De toutes manières, nul n'échappe au dernier voyage, et ils reviendraient un jour, ensemble, au royaume des morts.

Émus, Hadès et Perséphone écoutèrent son chant.

"J'exaucerai ton vœu," dit le roi, quand Orphée eut fini de chanter. "Eurydice peut retourner parmi les vivants.  Mais ne te retourne pas pour voir ta femme tant que tu n'auras pas quitté le royaume des ombres.  Si tu la regardes avant d'atteindre la surface, elle retournera dans les ténèbres et disparaîtra pour toujours."

Orphée remercia chaleureusement, et, sur l'ordre du dieu Hadès, l'ombre d'Eurydice s'approcha doucement pour suivre son mari.
Ils empruntèrent le sentier qui accédait à la terre et remontèrent dans la barque de Charon pour traverser le Styx.

Tous deux, ils s'avancèrent à travers une zone où régnait un silence impressionnant. Orphée marchait devant, essayant d'entendre le pas d'Eurydice. Comme il ne pouvait percevoir aucun bruit, il fut saisi d'une crainte terrible.  Il pensa qu'Eurydice avait pu tomber, qu'elle avait pu perdre son chemin ou avoir été frappée par un diabolique coup du sort.

Tout à sa peur, Orphée oublia sa promesse et se retourna.  L'image d'Eurydice se brouilla devant ses yeux et sa femme bien-aimée mourut une seconde fois.  Comme un dernier baiser, une brise légère toucha le front d'Orphée, le laissant pétrifié d'horreur, tout seul sur le sentier, entouré de silence.  Le désespoir submergea Orphée, il courut comme un fou au bas du sentier en appelant Eurydice.  Mais ce fut en vain, cette fois, qu'il supplia le nocher de lui faire traverser le fleuve.

Pendant sept jours, Orphée erra le long du Styx, espérant pénétrer encore dans le royaume des morts.  Sept jours, il vécut de ses seules larmes; en vain.  Tristement il revint sur terre et se réfugia dans une région montagneuse désolée.  Il chanta son malheur aux rochers et au vent.  Les arbres des vallées l'entendirent et se mirent en mouvement au son de sa voix.  Avant qu'il ait fini, un épais buisson l'entourait.  La nudité de la montagne s'était recouverte du vert des fourrés, et des oiseaux sauvages, suivis d'autres animaux , élisaient domiciles dans la nouvelle forêt.  Sa chanson atteignait même, grâce au vent, les habitations des hommes, qui, l'entendant, l'écoutaient avec sympathie.

Pendant ce temps, un groupe de Ménades, prêtresses de Dionysos, dieu du vin et de la vigne, se promenaient à travers la campagne.  Ivres et à moitié folles, ces femmes surgirent dans le bosquet où Orphée exhalait sa plainte.  Ses lamentations mirent en colère les exubérantes prêtresses, et l'une d'elles lui jeta son thyrse, bâton entouré de feuilles de vigne, tandis qu'une autre le visait avec une pierre.

Mais ni le thyrse ni la pierre n'atteignirent l'aède.  Saisies de frénésie, les Ménades se mirent l'une après l'autre à ramasser et à lui jeter des pierres, et sous leurs cris la chanson d'Orphée faiblit.  C'est seulement alors que les pierres atteignirent leur cible, prenant la couleur de son sang.  Il cessa de chanter et il cessa de vivre.  Quant aux Ménades, tout à leur oeuvre démoniaque, elles massacrèrent aussi les animaux, encore sous le charme, qui entouraient Orphée.

L'annonce de la mort d'Orphée se répandit partout.  Non seulement les hommes mais toute la nature furent en deuil.  Les arbres perdirent leurs feuilles en témoignage de leur peine, les rochers pleurèrent et le niveau des eaux monta à cause de toutes les larmes versées.  Les nymphes des forêts et des eaux dénouèrent leurs cheveux et mirent des vêtements noirs.

L'âme d'Orphée descendit dans le royaume des ténèbres.  Cette fois, Charon ne lui refusa pas le passage.  L'ombre d'Orphée rejoignait celle des autres morts.  Orphée reconnut de loin son Eurydice et se hâta à sa rencontre.  Il pourrait maintenant la regarder et même se retourner pour l'admirer: elle ne disparaîtrait plus.

Le dieu Dionysos ne laissa pas ce crime impuni.  Il changea les jambes des Ménades en racines, leurs corps en troncs d'arbres et leurs branches furent à jamais secouées par le vent.

Les Muses, déesses de l'art et de la sagesse, enterrèrent le corps d'Orphée.  Sa tête, arrachée par les Ménades, flotta avec sa lyre au fil des eaux du fleuve Hebros jusqu'à la mer, où elle atteignit l'île de Lesbos.

Depuis ce jour, les rossignols y chantent le plus merveilleusement du monde et l'île a vu naître des aèdes renommés ainsi que la fameuse poétesse Sapho.  Comme elle descendait le cours de la rivière, la lyre d'Orphée continuait à jouer doucement et sa tête murmurait une chanson dont, pour la dernière fois, les eaux et les rives se faisaient l'écho.
C'est ainsi qu'aujourd'hui encore les rivières gardent le souvenir d'Orphée et chantent sa chanson.



Ce texte est tiré du site Mythes grecs.com







La Belle et La Bête

Le film de Jean Cocteau est inspiré de l'oeuvre de madame Jeanne-Marie Leprince de Beaumont.
Le synopsis :

Belle est une jolie jeune fille passionnée par les livres. Son père, un inventeur, se retrouve par hasard dans le château d'une bête hideuse qui le fait prisonnier.
Belle vole à son secours et offre de prendre sa place. Avec l'aide des habitants ensorcelés du château, dont une théière, un chandelier et une pendulette, elle va découvrir, au-delà de l'aspect terrifiant de la Bête, un être honnête et généreux.
























L'oeuvre absolue. Le chef-d'oeuvre absolu.


Un lien intéressant sur les décor de Raray... Pour le tournage de "la Belle et la Bête".

http://www.gindoucinema.org/pdf/fiches_pedagogiques/Belle_reseau_culturel.pdf

 











 

 

Ce qu’il reste…

 

 

L’invisible beauté… Celle de Cocteau et de sa Belle, celle d’Orphée et de son Eurydice.

Voilà ce qu’il me reste.

L’essence même de la vie réside dans le rêve et nul être n’est vivant s’il ne rêve plus. Alors je suis en vie. Quel joli miracle…

Voilà : je me réveille… J’ai 4 ans et 0 mois. Restons donc au chiffre 4. Le zéro du quarante réel importe peu, n’est-ce pas, à celui qui ne vit pas sur cette médiocre terre… Je suis donc le carré harmonieux, l’équilibre parfait, la raison. Mais où se cachent donc mes féminines et créatrices rondeurs ? Je ne les trouve plus. Je suis devenue la forme géométrique à quatre angles que la société fabrique dans le couloir de la vie. Avancez donc, ou reculez (c’est selon !) et poussez la porte numéro 6. Je vous recevrai assise dans mon solide et large fauteuil.

Etonné ? C’est normal que vous le soyez… Aimable et ronde, souple et joviale, je vous tendais la main en pliant l’échine végétale de mon âme de jade. Toujours avenante, prolixe et généreuse… Quelle horreur ! Vous avez poussé la porte numéro 6. Savez-vous, grand Dieu, qu’en passant le seuil vous allez découvrir le monde sous un triste jour, celui du terrible constat : La femme carrée vous regarde désormais, raide et impassible créature.

Je regarde mes mains et leur peau abimée de peintre, puis mon visage fatigué, épaissi de la nourriture affective dont il s’est nourrit pour survivre. Je me promène sur ce corps gonflé d’hélium imaginaire qui me permet de tenir, légère et plus ou moins lucide. Comment peut-on être carrée dans un corps si rond ? Moi j’ai réussi ! Moi j’ai réussi ! J’ai 4 ans, je vous l’ai dit…

Le carré. L’impératrice sur son trône. C’est moi. Mon côté droit est égal à mon côté gauche qui lui-même est égal à mon haut et à mon bas. C’est pourtant clair ? Je suis enfin parfaite. Equilatérale… Une femme équilatérale. Je devrais me sentir comblée. Je suis auto-satisfaite… pourtant…

 

Je me sens mal. Je suis un carré envahit par un rond trop grand. Un rond refoulé, emprisonné dans une figure anguleuse. Cependant, je suis stable. Je ne bascule plus, ne roule plus dans tous les sens… Je suis donc au repos ! Là est mon grand soulagement. Quel bonheur ! Je ne navigue plus sur ce navire qui me donnait le mal de mer au moindre mouvement de cœur.

Mais je me sens comme un poisson en cage ou le canari ailé dans un bocal trop humide !

Au secours !!!

Mes valises sont enfin posées mais il va falloir entamer d’importants travaux dans ma résidence principale ! Le carré rassure – et je me vois finalement mal habiter une bulle – mais le rond que je suis tout à l’intérieur va devoir assouplir des murs abimés et raidit par les années de zigzag incessants. Me voilà architecte…

 

Dans 40, il y a aussi le 0, et là, ouf, je me retrouve un peu, non pas dans sa nullité mais dans sa forme arrondie. Comme quoi il y a de l’espoir dans mon carré de vie ! Et puis… Ce zéro… Ne serait-il pas ce commencement, ce renouveau ?

Voilà. Maintenant que les murs tiennent debout et que mon toit-ma tête semble au repos, je vais enfin pouvoir me recentrer sur la bulle du 40. Puisque la maturité fane le visage des femmes, je vais faire en sorte qu’elle joue dans les cours de récréations jusqu’à la fin de sa vie.

Au fond des puits les tourments et dans les airs mes deux fois 20 ans !

Mon âme est l’enfance, la maternité, la douceur et tout ce qui câline. Elle enveloppe, berce, caresse et écoute. Elle aime. De ses lignes courbes elle dessine et danse tout l’univers… Pour rire, pour pleurer. Maintenant, je n’ai plus rien à cacher. Je suis de l’autre côté. La beauté, l’amour et la liberté qui font vivre « en rêve »  lorsque la jeunesse vous habille, désormais, j’en prendrai leur essence pour connaître la vérité. A 4 ans plus zéro, je renais pour être vraie.

Mes yeux sont fatigués, ma bouche desséchée, mes mains rugueuse comme une pierre de haute montagne. Mon cœur n’a plus la couleur éclatante du sang pur et frais, mais il me reste une chose étrange, là, tout au fond de mon ventre : la vérité… La vraie. Le rêve… Le vrai.

Je suis prête. Je dépose toutes les armes. J’ai fini toutes mes guerres. Sauf une… C’est mon secret. Et j’ai pour vaincre mes ennemis la plus belle des clés : La beauté de l’invisible.

Je sais maintenant où se cache l’unique amour et la nourriture qui apaise. Alors je vais de ce pas créer, créer et encore créer sur les chemins lumineux, fermer des portes sans doute aussi, mais pour mieux ouvrir celles qui cajoleront mon âme avant de m’endormir pour toujours.

La beauté, c’est le rêve d’une Bête qui n’existera jamais ailleurs que dans mon cœur. Et si, sur le chemin, je parviens à en faire son portrait, j’aurai gagné ma dernière des guerres. Je serai alors légère, légère…



Valérie A.
 

 






































 

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